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Gazette

la France (2/2)

Suite de [->355].

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Il n'y a pas que Diplo dans la vie

Introduction



Alan B. Calhamer, a décrit dans [un article->23] comment le jeu de pli « La dame de Pique » [[aussi appelé les « cœurs » ou « Hearts » en anglais]] a été une de ses sources d’inspiration pour créer Diplomacy. Pour faire simple [[pour plus de détails : [La Dame de Pique sur Wikipedia->http://fr.wikipedia.org/wiki/Dame_de_Pique] ]] la «Dame de Pique» se joue avec un jeu de cartes classique de 52 cartes ; les 4 joueurs se répartissent le paquet au hasard, passent simultanément un certain nombre de leurs cartes à leur voisin de gauche, puis jouent des mains successives : chaque joueur joue une carte, la plus haute carte à la couleur demandée l’emporte. Le but est de marquer le moins de points possibles, idéalement 0, sachant que seules certaines cartes rapportent des points (1 point par cœur et 13 points pour la dame de Pique). Quand toutes les mains ont été jouées, on compte les points de chacun puis on recommence jusqu’à ce qu’un joueur atteigne 100 points au total. Alors, le joueur qui a le moins de points l’emporte. Dans ce jeu, les joueurs comprennent facilement qu’il ne faut pas récupérer les encombrantes cartes à points, mais un autre aspect est qu’il est parfois intéressant de « charger » un joueur bien placé, plutôt qu’un autre. ABC décrit sa frustration de dépendre des décisions de certains joueurs (se focalisant trop sur leur propre cas, manquant ainsi de vue d’ensemble [[en anglais [The Bigger Picture->168] ]], ou jouant pour la deuxième place), et comment il aurait souhaité parfois pouvoir interrompre le jeu et essayer d’influencer les décisions de ces joueurs.

Si comme moi, vous avez depuis quelque temps déjà vos premiers cheveux blanc, que le nom Plastic Bertrand ne vous est pas inconnu ou que parfois des slogans publicitaires de Richard Gotainer vous viennent machinalement en tête, bref si vous n’êtes pas complètement inculte [[oui je sais que je vais me faire des copains, c’est étudié pour ! Vous ne croyez tout de même pas que j’allais parler de vieux ? ;)]], il est probable que cet exemple vous évoque [une autre partie de cartes devenue légendaire->http://maprovence.skynetblogs.be/post/5035180/la-partie-de-cartes], décrite par Marcel Pagnol dans le film Marius et qui se passe quelque part dans le port de Marseille. Encore un jeu de pli (cette fois la Manille) qui se joue à 2 contre 2, et où la communication avec son partenaire est interdite. L’un des joueurs, César, va essayer par tous les moyens de faire comprendre à son partenaire, Escartefigues, qu’il peut lui donner des points car il coupe à cœur (c’est à dire qu’il va prendre le pli en mettant un atout). Alors que César se contorsionne avec force grimaces et mimiques pour essayer de passer le message à Escartefigues, un de leurs adversaires Panisse, l’accuse de tricher ce qui conduit César à se drapper dans sa dignité en déclarant que Panisse lui « fend le cœur ». Le message est finalement passé, Escartefigues charge son partenaire, et pourtant pouvait-on parler de négociations ?

Je trouve cet éclairage sur la genèse de Diplomacy [[dont je viens de brillamment démontrer qu’il était en partie d’inspiration française]] instructif sur plusieurs points :
-# Il n’est pas nécessaire d’avoir des mécanismes de négociation spécifiques pour introduire de la diplomatie dans un jeu.
-# ABC a voulu créé un jeu dont les mécanismes encouragent la BOP (Balance Of Power – équilibre des forces) comme un moteur de coopération entre les joueurs et comme le moyen de marier des aspirations contraires nées du caractère compétitif du jeu.
-# Les frontières entre la « tactique » (se débarrasser de ses cartes à la dame de Pique), la « stratégie » (charger un joueur dangereux plutôt qu’un joueur à la traine) et la « négociation » (essayer d’influencer les autres joueurs) sont beaucoup moins tranchées que l’on veut parfois le faire croire.
-# Il n’est pas nécessaire de « négocier » (parlementer ?) pour être « diplomate », la diplomatie passe aussi par ses choix au cours de la partie
-# Et Pagnol complète ces enseignements en nous rappelant que la négociation (en particulier en face à face) est loin de se réduire à des mots. Les expressions du visage, les gestes, les intonations : beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu.

Si Diplomacy connaît toujours autant de succès 50 ans après sa création, c’est que ABC a réussi à créer un jeu qui répond parfaitement à ces principes. Mais il existe bien d’autres jeux qui présentent un éclairage différent (mais tout aussi intéressant) sur la négociation. L’objet de cet article est de vous faire découvrir (ou pour certains redécouvrir) certains de ces jeux.

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Edi-View

Edi Birsan est certainement le joueur le plus connu à Diplomacy. Si vous demandez à quelqu’un de vous le décrire, il dira simplement que c’est Edi ! Et pourquoi choisir Edi comme première personne interviewée ? Tout simplement parce que c’est Edi.

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Déclaration de guerre de l'Allemagne à la France

Paris, le 3 août 1914

Monsieur le Président,

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Nice.1

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