Notice: Undefined property: JDocumentHTML::$base in /var/www/http/faf/libraries/joomla/document/document.php on line 677
Rebondir ou ne pas rebondir ? (2de partie)

Rebondir ou ne pas rebondir ? (2de partie)

Le début de l'article peut être lu [ici->337]. Un bounce atypique, assez rare à voir. Je pense que c'est surtout l'Allemagne qui bénéficie de ce bounce pour les mêmes raisons que celles indiquées sur le bounce en Bourgogne. Entre l’Autriche et l’Italie, peut être cette dernière est celle qui peut jouer ce rebond le plus tranquillement puisque souvent l’armée de Venise tient au printemps 1901 et surtout parce que de cette façon on évite la sournoise manoeuvre autrichienne (mais rare elle aussi), A Vie–Alp. Ce bounce est quoi qu’il en soit une bonne alternative aussi pour l’Autriche, qui ainsi faisant, peut facilement contraster la fréquente A Ven–Alp / A Rom–Ven et rester à Vienne prêt à couvrir Trieste en automne. Malheureusement, le revers de la médaille est le risque d’entrée italienne à Trieste qui associé à l’entrée russe depuis Varsovie jusqu’en Galicie pourrait poser à l’Autriche de sérieux problèmes.

ITALIE – AUTRICHE

Bounce à Venise
Italie :
A Ven–Apu
A Rom–Ven
Autriche :
F Tri–Ven

Le bounce le plus sûr pour l’Autriche, plus encore que celui sur Trieste depuis Vienne. Ce rebond libère véritablement l’armée de Vienne qui peut ainsi se dédier à la Galicie et surtout elle ne laisse aucune italienne à Venise (rendant ainsi impossible un dangereux A Ven–Tri / A Rom–Ven ). L’aspect négatif est l’impossibilité de conquérir les deux centres sûrs qui dériveraient du mouvement F Tri–Mon mais la position défensive en vaut la chandelle.

Bounce à Trieste

Ce bounce peut être joué de deux façons : en tenant la flotte de Trieste immobile ou en bougeant A Vie–Tri. La première hypothèse est une variante faible du cas précédent (bounce sur Venise) avec une armée italienne à Venise qui pourrait toujours être gênante en automne. Le coté positif est la possibilité de s’installer aussi en Galicie le premier tour.
En bougeant Vie–Tri on libère la flotte qui peut pointer vers la Grèce en automne mais on perd l’influence printanière sur la Galicie. Le mouvement A Vie–Tri est, quoi qu’il en soit, un des mouvements préférés des autrichiens qui ne sont pas sûrs à 100% de l’italien et préfèrent viser les 2 constructions dérivant de la Serbie et de la Grèce en laissant la Galicie vacante.

AUTRICHE – RUSSIE

Bounce en Galicie
Autriche :
A Vie–Gal (ou A Bud–Gal)
Russie :
A Var–Gal

A mon avis, c’est un des 2 bounces fondamentaux au début du jeu (l’autre étant en mer Noire entre Russie et Autriche). La Galicie est un territoire fondamental pour l’équilibre de toute la carte, tout du moins en ouverture et milieu de partie. La Galicie est le couloir pour faire arriver des armées turques en Europe Centrale sans devoir passer pas les centres russes ou autrichiens et vice versa. Elle est adjacente à 4 centres (2 autrichiens, 1 russe et un neutre) et se trouve à un pas des centres allemands. Elle est, entre autre, frontalière à l’Ukraine, rampe de lancement pour des attaques dévastatrices sur la Russie.
Ces prémices sont suffisantes pour comprendre combien il est important d’assurer le contrôle de cet espace et combien il est plus sûr pour la Russie et l’Autriche qu’aucun des deux n’y entre.
Du coté russe ce rebond permet de maintenir une armée à Varsovie qui peut facilement défendre une manœuvre offensive allemande comme A Mun–Boh (?????? du traducteur : moi j’aurai plutôt dit A Ber–Sil mais bon peut être j’ai rien pigé !) et surtout qui peut en automne supporter une entrée en Galicie depuis l’Ukraine (ou l’inverse, entrer en Galicie avec soutien de l’Ukraine).
Du coté autrichien, on tient éloigné de ses centres une fastidieuse unité russe en provenance de Varsovie et permet la couverture de Trieste en automne mais en abandonnant la Galicie au russe. Un moindre mal, si on obtient deux constructions on peut alors mobiliser avec A Vie et A Bud par exemple.
En résumé, une unité en Galicie tend par la suite à attirer les attentions turques pour une alliance visant à attaquer celui qui n’est pas entré en Galicie. Ainsi il est mieux pour chacun (comme écrit dans la première partie du paragraphe) qu’aucun des deux n’y entre sinon la position de celui qui a réussi à placer son armée dans cette région serait trop forte.


RUSSIE – TURQUIE


Bounce de la mer Noire
Russie :
F Seb–Noi
Turquie :
F Ank–Noi

C’est l’autre bounce fondamental en ouverture. Une ouverture avec la flotte russe en Roumanie et la flotte turque à Constantinople est une déclaration claire de Juggernaut, (note du traducteur : Juggernaut = alliance russo-turque. Ben si finalement ça parlait de Juggernaut quand même !) qui alerte immédiatement le reste de la table. Si on ne veut pas attirer immédiatement les projecteurs contre soi, une ouverture prudente est peut être mieux indiquée. Pour cela, le bounce en mer Noire est la meilleure solution. Le contrôle de ce territoire maritime est en effet trop important en ce qui concerne la région balkanique en début de partie. De plus, tendanciellement la mer Noire passe sous contrôle turque, la Russie devant utiliser sa flotte de Sébastopol en automne pour la conquête de la Roumanie. Voila pourquoi le Tsar a tout intérêt à maintenir amarré la Turquie le premier tour pour avoir ce minimum de «respiration» et gérer au mieux l’automne. Pareillement, la Turquie tient éloigné la Russie de pratiquement les ¾ de ses centres (en considérant aussi la Bulgarie) et contraint la Russie a jouer avec le trafic de ses unités si le Tsar décidait d’envoyer aussi l’armée de Moscou vers le sud.

Une solution presque autant valide qui garantit à chacune des puissances une tranquillité initiale et la possibilité de récupérer une situation négative est le rebond au Caucase :

Turquie :
A Smy–Cau
F Ank–Con
Russie : F Seb–Cau

La flotte turque peut tranquillement se diriger vers la mer Egée, la flotte russe peut se dédier en automne à la Roumanie. Tous les centres turques sont défendus par l’armée de Smyrne. Aspect négatif pour la Turquie : si la Russie joue en automne F Seb–Noi et la Turquie F Con–Ege, la Russie a la possibilité de se retrouver avec deux flottes sur la mer Noire (grâce à une construction à Sébastopol). Aussi, pour cette raison, ce rebond n’est pas souvent joué, même s’il est intéressant quand il est joué sur une base de confiance réciproque.

CONCLUSIONS

Seuls les rebonds joués le premier tour de jeu ont été pris en considération, les plus communs lors des ouvertures. Je n’ai volontairement pas considéré les bounces «non naturels» comme celui en Roumanie entre la flotte russe et l’armée autrichienne de Budapest ou encore ceux un peu plus fréquents comme celui au Piedmont entre les armées de Venise et de Marseille car, même dans le dernier cas, leur utilité est faible en comparaison de ceux décrits (et parfois pratiquement nulle, comme par exemple en Bohème entre Vienne et Munich).
En réalité, un mouvement inutile à 100% n’existe pas sur une table de diplomatie. C’est toujours une question de diplomatie et de stratégie. Le bounce est seulement un des nombreux moyens pour arriver à ses fins…

Additional information